séjour à l'hosto chinois

Publié le par hen al'ancienne

Une excroissance bizarre, des menaces bactériologiques et virales par milliers au pays du SRAS, de la syphilis et autre grippe aviaire, et c'est l'alerte.

On débarque donc dans un hôpital, un édifice moyen, surmonté d'une immense affiche publicitaire présentant un jolie infirmière au sourire copié-collé. Comme dans les restaurants et autres boutiques, une série de "xiaojie", ici des infirmières qui n'ont aucune autre utilité que d'ouvrir la la porte, nous lancent un "jai goa ni" de bienvenue. Devant nous, le guichet de caisse, coeur et raison d'être de la clinique. Tout de suite, on prend notre tension. Pas d'attente, on est la seule attraction de l'hôpital ce soir. Pourtant il y en a des mal-en-point dehors! Certains viennent même mendier devant l'hôpital de temps à autre; ils n'ont pas tord, ils ont flairé la tune de ceux qui peuvent se soigner.

Et, en effet, juste après cet acte médical basique, premier passage à la caisse: l'utilisation de tensiomètre et du stéthoscope coûtera 11 yuans. Si certains se demandaient le pourcentage de l'honoraire que représentait chaque mouvement du practicien... Ils s'en suivront plusieurs examens dont je ne peux juger l'(in)utilité vue mon inculture dans ce domaine. Mais j'ai des doutes. Le coût est à chaque fois plus important, et il est impossible de payer autrement qu'en liquide. Le traitement durera dix jours, à environ 200 euros par jour, et pas de crédit possible! C'est à dire que quand le distributeur ne veut plus participer à l'appauvrissement des parents, nous n'avons plus d'autres choix que d'emprunter aux collegues ou d'interrompre le traitement. Les deux options conviennent aux vampires à blouse blanche: l'interruption rend le traitement moins efficace, ce qui impose une augmentation du nombre d'interventions. Mais en même temps, ça ferait de moi un bon client, et j'aurais alors droit à la carte VIP.

On l'aura compris, les soins hospitaliers en Chine sont réservés à l'élite, vu le pourcentage d'assurés (environ 10% en campagne) et l'état embryonnaire du système de sécu. Mais qui dit élite ne dit pas excellence. Je ne peux pas compter le nombre de sparadraps usagés sur le sol, j'en ai même trouvé un contre le savon antiseptique des toilettes! Le sol est sale et poussiéreux, et il est même possible de fumer dans l'hôpital. Et tout cela se passe à Shanghai, ville la plus riche et plus moderne de Chine!

Publié dans Société

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JU 01/12/2005 17:34

Yaeh Nino,

après ton petit mel, je suis content d'apprendre que vous avez créer un blog avec Gabo! C'est très intéressant et ca fait plaisir de découvrir vos péripéties d'extrême orient!

En plus, ca me donne envie d'en créer un pour commenter, non pas mes expériences d'expatriés mais celles de ma "patrie": il se passe ici aussi beaucoup de choses surprenantes avec tous ces babylonians au pouvoir!!! Bun dem again an again!

Oublie pas de donner de tes nouvelles à ton pote!

Tcho et bonne chance pour le visa de la miss!

nod 01/12/2005 11:28

au fait !
elles sont comment les infirmières chinoises ? ;)

nod et rems 01/12/2005 11:25

ecco enzooooo ritalo le chinois :p
ça va ? ça a l'air de pas mal se passer ton petit sejour en chine. Vous avez l'air d'etre une bonne petite bande.
t'as bien le bonjour de la part de tout le monde dans la contrée des pouilles, et puis a bientot gone.
nod
et rems, qui est a coté de moi.