premieres vacances a l'ambassade

Publié le par hen al

Ca faisait deja une semaine que je bossais, il me fallait donc quelques jours de repos. C'est que travailler en altitude est fatigant, et heureusement que ma chef l'a bien compris!

Le 15 aout etant ferie, nous avons decide, mon collegue stagiaire et moi-meme, de s'offrir le lundi pour disposer de 4 jours de peregrination. Nous sommes accompagnes les deux premiers jours par un espagnol tres sympathique. Voila pour le "plantage de decor".

la premiere destination sera Guanajuato, ville coloniale estudiantine, ou l'on compte sur un etudiant subordonne ( ah l'abus de pouvoir) pour nous trouver un point de chute. Ce garcon vient nous chercher a 3h du matin a la station de bus en jeep et nous amene a la maison qu'il a mis a notre disposition. Il nous conduira tout le week end, nous payera les entrees de musees, nous invitera a manger dans l'hotel 5 etoiles de son pere...C'est plutot bien parti.

Dimanche soir. On bouge sur San Miguel de Allende, autre bourgade tres coloree, au grand dam de notre hote qui trouvait qu'il n'en avait pas assez fait pour nous!

Apres un copieux repas (comme toujours compose de puree de faillots, de tacos et de quesadillas), nous nous renseignons sur les possibilites de sortir en ce jour du seigneur. On nous deconseille si vivement "el Ring" pour ses risques de bagarres que nous nous decidons a aller a la rencontre de ces rustres "rancheros". Nous debarquons dans une arene ou l'entree comprend 4 boissons, signe annonciateur d'une possible ambiance electrique. La population? des grosses, comme toujours, des Cypress Hill, et des bouseux. L'Experience sociologique. On est les deux seuls etrangers; et ma blondeur me fait passer pour un gringo. Pas l'ideal. On me demande souvent pourquoi je ne danse pas, si c'est parce que je n'aime pas leur musique, on veut absolument me parler en spanglish, et leur meuf nous regarde avec envie tout en dansant avec leur homme. Mais on en trouve vite un a la fois bonhomme et costaud. Ce sera notre ange gardien. la seule contrepartie, c'est qu'il faut que nous dansions avec ses deux nieces obeses, et sur une musique insupportable. On s'en sort sans dommage.

Le lendemain, nous rappelons ce collegue ranchero qui nous invite illico au ranch de son pote pour une ballade a cheval. Tequila sur la route. Grande promenade dans ce qui s'apparente  a la pampa. Pose improbable dans une sorte de bar au milieu de nulle part. Biere. On repart. Le gamin qui nous sert de guide me met au defi de faire une course; chanceux, j'avais le cheval le plus rapide. Mais alors qu'on approchait l'arbre d'arrivee, ma monture se prend les pieds dans mon lasso et s'explose l'arriere du sabot. J'arrive a convaincre notre pote ranchero de prendre la blessure au serieux: il la desinfecte a la biere. Et puis on rentre a la base, on se rafraichit le gosier de plusieurs bonnes tequilas avec les campesinos. Ces derniers nous confie leur haine des gringos et leur envie de visiter l'Europe.

Le jour suivant, nous troquons nos tornados contre des quads. Puis on finit aux aguas thermales avec les vieux ricains du Texas. Week end de bonne augure, non?

 

Publié dans Dubitatif

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Cécile Reyes 30/08/2006 16:58

Alors comme ça il faut que tu parte à Mexico pour monter à cheval!! Tiens pour une fois ce n'est pas toi qui te blesse (-_°)En fin, j'ai l'impression que tu t'amuses bien pendant ton stage et tes vacancesBisous à mon fréro