Bhang - Holi

Publié le par Bhanghead

Les origines du festival Holi renvoient au 3eme siècle avant JC, il s’agissait alors d’une célébration pour les femmes mariées, puis le festival a mué en fête du printemps ; en Orissa et au Bengale il renvoyait à l’anniversaire de Shri Chaitanya Mahaprabhu. Pas réellement marqué religieusement – les hindous et les musulmans le célèbrent – Holi, littéralement « burning » est considéré en général comme la victoire du bien contre le mal.

 

Holi, c’est simple et efficace. On peut lire des références au festival dans les textes sacrés des Vedas, mais cette fête aurait très bien pu être inventée par le Bureau des Elèves (BDE) d’une université américaine lors d’un Spring Break à Mexico.

 

Comment faire :

  1. Se rendre le matin du festival dans un des magasins de pâtisseries ou de Lhassi où une foule est rassemblée. S’il y a du monde, a fortiori du monde joyeusement peinturluré, c’est que vous êtes au bon endroit pour acheter en toute légalité du Bhang Lhassi (boisson au cannabis, aussi appelée boisson de Shiva) ou des Ladoo (douceur au cannabis).
  2. Vous équiper en poudre de couleur (Abeer), de préférence biologique, et, si vous êtes coquins, achetez aussi de cette peinture rouge soluble dans l’eau qui teinte la peau pendant une semaine.
  3. De retour dans votre quartier, vous pouvez commencer le rite : intoxiquez-vous au bhang comme le font les étudiants en spring break avec les entonnoirs d’alcool, puis allez à la rencontre de vos voisins et tartinez-les sensuellement de poudre de couleur. L’effet du cannabis ingéré rendant hilare et tactilement sensible, vous prendrez peut-être un malin plaisir à étaler avec douceur de la peinture sur le visage et le corps de vos victimes soigneusement choisies. Mais attention, nous ne sommes pas dans une fête étudiante, et ne vous attendez pas à voir votre voisine vous présenter sa poitrine pour que vous la coloriez un peu !

 

Voilà, j’espère que vous en avez profité, car il s’agit maintenant d’affronter le Bhangover ! Au-delà de la sensation cotonneuse semblable à un réveil post-op, on ressent devant le mirroir un frisson dans le ventre, signe du  désagréable sentiment d’avoir fait une bêtise que l’on va regretter. On savonne, on frotte, on rince, on refrotte… mais rien à faire, on a une tête de Jivaro qui a déterré la hache de guerre !

 

 

 

Publié dans Psyché

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