le paresseux sort de sa taverne...

Publié le par le paresseux

une question viendra d'abord à l'esprit de mes camarades dubeurs, pourquoi est-ce en ce 1er août que le paresseux décide de sortir le museau de son trou?

L'imbécile de blond à peau blanche que je suis eût l'envie subite de participer à un match de football en plein soleil, sous 35 degré et des poussières. Le coup a été rude, et me voici allongé dans ma chambre, rouge sous un masque régénérant de biafine, à sentir petit à petit ma peau se liquéfier...

je vous sens, camarades, en proie à d'autres violentes interrogations. Quel désespoir a conduit le paresseux aux poumons encrassés vers un terrain de sport, alors qu'il ne connaît pas la signifcation du mot effort ? Un paresseux dort en moyenne 22 heures par jours. Il se nourrit des plantes vénéneuses pour les animaux qui l'entourent afin de n'avoir aucun ennemi. Il vit lentement, très lentement, produit un minimum d'énergie. Il peut rester des semaines sans bouger. . 90% de sa vie est voué au sommeil (imaginez la part des rêves...), il ne connaît aucun prédateur et ne possède aucune proie... quelle meilleur symbole de sérennité ! Cette digression sur notre cousin est sans intérêt ; elle ne fait que reflêter mon affection pour lui ; Oh, Bouddha, réincarne moi !

je regrette que mon premier article sur ce blog ne concerne pas l'asie du sud-est. J'y ai pourtant vécu d'intenses expériences. Un jour (...) je complèterai les photos...

Mais pour l'instant c'est un autre voyage, s'il on peut le nommer ainsi, qu'il me faut vous narrer. Je me trouve actuellement en Turquie, plus exactement à Bodrum, une ville de la côte égéenne sud. Contrairement à l'année dernière, je prends le temps de partager cette expérience avec vous mes chers camarades, car le temps ici est beaucoup moins précieux. Je suis dans ce que l'on pourrai appeler une cage dorée, loin des habitants et de la culture turque (pardon, nous aurons ce soir un spectacle en habits traditionnels...).

Mon arrivée ici me renvoie à de curieux souvenirs que, j'en suis sûr, vous partagerez. Descendus de l'avion, nous sommes accueillis pour un jeune homme très sympatique, large sourire, bonne humeur et polo rouge... Dans le bus qui conduit à l'hôtel, il nous donne des informations pratiques, intercalant quelques touches humouristiques qui font leurs impressions... C'est un cauchemard, je reviens deux ans en arrière, et me revois en partance pour le week-end d'intégration

Mes souvenirs se perdent un peu plus loin. le dernier voyage famillial de ce genre, c'était il y 6 ans, au Sénégal... Je ne vous avez certainement jamais dit que j'étais aller au Sénégal, car je considère avoir passé une semaine sur une plage européenne en Afrique, résidu de l'époque coloniale. A l'époque j'étais stupéfait de voir les chefs d'entreprises et leurs épouses se divertir en imitant l'éléphant (la trompe étant le bras, je vous laisse le soin d'imaginer la posture), en chorégraphie sur de la musique disco. et tout le monde il est beau... j'avais à l'époque du mal à comprendre d'où leur venait ce goût pour le ridicule et le kitsch, quoi qu'il s'agisse d'un point de vue subjectif ; nous avons tous notre kitsch, le mien c'est les années 60. Et l'association avec le ridicule d'une chorégraphie infantile, c'est ce qui leur permet de relâcher la pression des cayennes qu'ils brassent chaques jour que le dieu capitaliste fait.

Camarades, vous le voyez, inconsciemment, l'edhec nous a encore appris quelque chose, grâce au ridicule de ses chorés : elle nous a initié au vacances du manager, loin du stress de son travail, là où il découvre une autre culture, un autre pays dont il repart avec foule de souvenirs : la plage de son hôtel, l'excursion dans le temple de la cité voisine, le tapis marchandé dans le bazar du village, mais surtout, l'impression d'avoir été soi-même pendant une semaine où il a retrouvé l'ambiance des meilleures années de sa vie, l'époque de l'insouciance et de la liberté, ses années d'écoles de commerce.

 

Enfin mes chers frères, je vous le dis, je me retrouve ici par hasard, le même qui m'a conduit à vous rencontrer en intégrant notre chère école, le hasard de la naissance. Et comme je ne souhaite pas vivre  dans l'oisiveté la plus complète, en attendant de m'échapper quelques jours pour avoir un aperçu de cette partie de la Turquie, j'ai décidé de reprendre une vie saine, pleine de légumes et de sport. Ainsi vous savez pourquoi le paresseux est allé se brûler le visage en courant après un ballon : tout simplement par ennui...

Publié dans Dubitatif

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enzo 18/08/2006 01:26

Va-t-on m'en vouloir si j'avoue ne pas identifier cet energumene cousin du shimpanze? Je ne crois pas, car la place du roi des paresseux se joue a l'ambassade!

gabo 05/08/2006 08:43

C'est fou ce qu'on arrive a faire par ennui... moi par exemple, cher paresseux, ici hier soir je me suis ennuye, et du coup je suis sorti dans la babylone balinaise... mais comment je peux en arriver la ? avoir la motivation de sortir et de me fondre a tous ces australopiteux, gras, degoutant, immondes, qui ne jurent que par les putes javanaises... l'ennui, l'enui... quel vilain defaut !
amicales salutations cher ami